Le début d’année 2026 a marqué un nouveau tournant pour les automobilistes français. Fiscalité, aides à l’achat, contrôle technique ou encore réglementation : plusieurs évolutions sont entrées en vigueur depuis janvier dernier. Voici l’essentiel à retenir.
Un bonus écologique recentré et ajusté
Le bonus écologique évolue une nouvelle fois afin d’encourager l’achat de véhicules électriques. Les montants sont désormais modulés selon les revenus des ménages, avec une aide plus élevée pour les foyers les plus modestes. Une attention particulière est également portée à l’origine des véhicules, avec des critères environnementaux plus stricts liés à leur fabrication.
Un durcissement du malus CO₂ et du malus au poids
À l’inverse, les véhicules thermiques les plus polluants sont davantage pénalisés. Le seuil de déclenchement du malus écologique ou malus CO₂ est abaissé, ce qui entraîne une taxation plus rapide et plus élevée pour de nombreux modèles. Le plafond du malus est également relevé, renforçant le coût à l’achat des véhicules très émetteurs. Le malus au poids devient lui aussi plus strict, avec une application dès 1 500 kg, impactant particulièrement les SUV et véhicules lourds.
Recharge électrique : des aides qui s’amenuisent
Le crédit d’impôt pour l’installation de bornes de recharge à domicile est arrivé à son terme (sauf prolongation exceptionnelle). En parallèle, le réseau de bornes publiques continue de se développer sur l’ensemble du territoire, notamment sur les grands axes et dans les zones urbaines.
Carburants et énergie : une pression sur les prix
Indépendamment du conflit au Moyen Orient qui a fait flamber les prix à la pompe depuis le début du mois, les mécanismes liés aux certificats d’économies d’énergie (primes CEE) ont entraîné une légère hausse des prix des carburants. L’électricité, utilisée pour la recharge des véhicules, est également concernée par ces ajustements, même si certaines alternatives comme l’E85 restent pour l’instant fiscalement avantageuses.
Contrôle technique : un nouveau motif de contre-visite
Depuis janvier 2026, un véhicule faisant l’objet d’un rappel constructeur pour un défaut de sécurité grave est soumis à une contre-visite obligatoire s’il n’a pas été mis en conformité. L’objectif est clair : renforcer la sécurité routière et s’assurer que les campagnes de rappel sont bien suivies.
Immatriculation et contrôles facilités
Les plaques provisoires ont évolué afin d’être plus facilement identifiables par les forces de l’ordre, elles sont désormais roses. Cette mesure vise à améliorer la traçabilité des véhicules en circulation temporaire.
Des sanctions renforcées pour les très grands excès de vitesse
Les excès de vitesse très importants sont désormais plus sévèrement sanctionnés. Au-delà de 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée, ils constituent désormais un délit, avec des conséquences judiciaires et financières plus lourdes.