Drogue au volant, de nouveaux chiffres alarmants

Les derniers résultats du 21ᵉ baromètre AXA Prévention mettent en lumière une réalité préoccupante : la consommation de stupéfiants au volant progresse en France et se banalise chez certains publics. Selon l’étude, 7 % des Français reconnaissent avoir déjà conduit sous l’emprise de drogues. Le phénomène est encore plus marqué chez les 18-34 ans, où plus d’un sur dix admet avoir pris le volant après consommation. Chez les conducteurs professionnels, cette proportion atteint, un chiffre qui soulève des questions sur la pression, la fatigue ou l’organisation du travail.

Cette normalisation s’accompagne d’une perception faussée des risques. Alors que 95 % des Français jugent que conduire après avoir consommé de la drogue est dangereux, une part importante des jeunes minimise les effets réels. Certains estiment même qu’une substance pourrait les « aider » à rester concentré, malgré des preuves scientifiques contraires. Le manque d’information reste flagrant : seule une personne sur deux se sent suffisamment informée sur les effets des stupéfiants au volant.

Les motivations évoquées sont variées :
- Se détendre.
- Décompresser après une journée stressante.
- Reprendre la route après une soirée festive.



Le cannabis reste la substance la plus consommée avant de conduire, mais l’étude relève également une présence notable de cocaïne, ecstasy ou amphétamines, surtout chez les jeunes adultes. Le protoxyde d’azote retient particulièrement l’attention : très prisé en soirée, il provoque une euphorie rapide et n’est actuellement pas détectable lors des contrôles routiers classiques. Plusieurs accidents, dont un mortel, montrent pourtant les dangers réels liés à sa consommation.

Les médias régionaux, s’appuyant sur les mêmes données, rappellent que le manque de sensibilisation et l’impression d’impunité créent un terrain favorable à l’augmentation de ces comportements. Une large majorité des Français souhaite d’ailleurs un renforcement des sanctions, notamment depuis l’introduction de la notion d’homicide routier pour les accidents mortels liés à la drogue.

Ces chiffres appellent à intensifier les actions de prévention, en particulier auprès des populations les plus exposées. Un travail reste à mener pour mieux informer, adapter les contrôles aux substances émergentes et rappeler que la conduite sous stupéfiants compromet fortement la vigilance, la coordination et les capacités de réaction. La sécurité routière dépend aujourd’hui d’une mobilisation collective face à un phénomène en pleine progression.

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