Depuis février 2026, un nouveau dispositif entré en vigueur en France change la donne en matière de sécurité routière : les radars automatiques ne se contentent plus de mesurer la vitesse, ils peuvent désormais vérifier si un véhicule flashé est assuré, mais seulement dans des cas bien précis.
Ce dispositif s’inscrit dans une logique plus large de lutte contre le défaut d'assurance, un problème grave qui a des conséquences humaines et financières fortes pour toute la société.
Concrètement, lorsqu’un conducteur est contrôlé pour un grand excès de vitesse (50 km/h ou plus au-dessus de la limite autorisée), les données de la plaque d’immatriculation sont automatiquement croisées avec le Fichier des Véhicules Assurés (FVA). Si le véhicule n’apparaît pas comme assuré, une procédure pour défaut d’assurance peut être engagée en plus de la sanction pour excès de vitesse.
Pourquoi cette mesure ?
Le défaut d'assurance reste un problème majeur en France : des centaines de milliers de véhicules circuleraient sans assurance. Or, en cas d’accident, les conséquences financières et humaines peuvent être lourdes, aussi bien pour le conducteur que pour les victimes.
Le contrôle automatisé :
- Lorsqu’un véhicule est flashé pour un excès de vitesse d’au moins 50 km/h, le radar transmet l’image et les données au système central.
- Les informations de la plaque d’immatriculation sont croisées automatiquement avec le Fichier des Véhicules Assurés (FVA).
- Si le véhicule ne figure pas comme assuré dans les bases de données, une procédure pour défaut d’assurance est déclenchée, en complément de la sanction liée à l’excès de vitesse.
Ce croisement se fait généralement quelques jours après l’infraction pour permettre la mise à jour des données d’assurance par les assureurs.
Quelles sanctions ?
Rouler sans assurance est un délit. Les sanctions peuvent inclure :
- Une amende
- Une suspension ou annulation du permis
- La confiscation du véhicule
Ce nouveau dispositif vise donc à renforcer la sécurité routière et à responsabiliser les conducteurs. Un rappel important : tout véhicule terrestre à moteur doit être assuré, au minimum au tiers, même s’il circule occasionnellement.